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400 000 ans d’occupation humaine en Vallée Vézère

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Le site préhistorique de la vallée de la Vézère comporte 147 gisements remontant jusqu'au paléolithique et 25 grottes ornées.
Il présente un intérêt exceptionnel d'un point de vue ethnologique, anthropologique et esthétique avec ses peintures pariétales, en particulier celles de la grotte de Lascaux dont la découverte (en 1940) a marqué une date dans l'histoire de l'art préhistorique.

Ses scènes de chasse habilement composées comprennent une centaine de figures animales, étonnantes par la précision de l'observation, la richesse des coloris et la vivacité du rendu.

147 sites et 25 grottes décorées

La vallée de la Vézère

Les objets et les œuvres d'art découverts dans la vallée de la Vézère offrent un témoignage extrêmement rare de civilisations disparues depuis longtemps, et dont l'abord ne nous est pas facile. Cet ensemble présente un intérêt universel sur les plans historique, ethnologique, anthropologique et esthétique. Certains ensembles figurés des grottes de la Vézère sont mondialement reconnus comme des chefs-d'œuvre de l'art préhistorique : la Vénus de Laussel (Marquay), la frise de chevaux en haut relief du Cap-Blanc et plus particulièrement les célèbres peintures murales de la grotte de Lascaux.

La vallée de la Vézère est particulièrement intéressante d'un point de vue ethnologique, anthropologique et esthétique du fait de ses peintures rupestres, notamment celles de Lascaux dont la découverte, en 1940, a été déterminante pour l'histoire de l'art préhistorique. Les scènes de chasse figurent quelque 100 animaux remarquables par la finesse de leurs détails, la richesse de leur couleur et leur caractère extrêmement réaliste.

Le site préhistorique, qui couvre une aire de l'ordre de 30 x 40 km, comporte 147 sites et 25 grottes décorées. Outre des squelettes, la découverte d'une importante série d'objets (plus de 500 000 silex, 148 portoirs de faune, 844 instruments et œuvres d'art de différentes sortes) a permis d'établir un cadre chronologique pour les civilisations préhistoriques du quaternaire en Europe. Aucun autre site préhistorique, dans le monde entier, ne peut lui être comparé en quantité, en qualité et en diversité des témoignages.

Hommes et cultures préhistoriques


La naissance de l'art


La Dordogne compte une multitude de grottes et d’abris ornés, témoignages des premières expressions artistiques de nos ancêtres. Elle détenait même, avant la découverte de la grotte Chauvet en Ardèche, le record des plus anciennes manifestations d’art rupestre avec les gravures de l’abri Castanet datées de l’aurignacien (30 000 av JC).

Lascaux, découverte le 12 septembre 1940 grâce à la curiosité de 4 jeunes montignacois, Marcel RAVIDAT, Jacques MARSAL, Georges AGNIEL et Simon COENCAS, a été élevée au rang de « Chapelle Sixtine de la Préhistoire ». Plus d’un millier de représentations y ont été recensées, parmi lesquelles les splendides et majestueuses peintures polychromes de la salle des taureaux et du diverticule axial. Si dans la plupart des salles et galeries, le cheval domine numériquement, les bovidés prennent la place la plus imposante sur les panneaux. L’homme n’y est évoqué qu’une seule fois. L’étude scientifique de la grotte a mis en valeur l’existence d’une seule couche archéologique, contenant des pierres ayant servi de lampes à graisse, des pigments, des palettes à colorants, des sagaies en bois de rennes.
Lascaux n’a pas servi d’habitat mais plus vraisemblablement de sanctuaire pendant quelques centaines d’années, comme la plupart des grottes préhistoriques, vers 15 000 ans av JC.

Ouverte au public en 1948, la grotte a souffert d’une trop grande fréquentation qui, en modifiant les conditions climatologiques intérieures, a provoqué l’apparition successive de la maladie verte (micro-algues sur les parois) puis de la maladie blanche (formation de calcite). En 1963, André MALRAUX, alors Ministre de la Culture, prend la décision de fermer la grotte au public.

Depuis 1983, Lascaux II, fac-similé de la grotte originale, reproduit fidèlement le volume, le relief et les peintures de la salle es taureaux et du diverticule axial, permettant ainsi de faire découvrir chaque année à près de 300 000 visiteurs les chefs-d’œuvre des artistes magdaléniens.

 Dans la filiation de Lascaux, la période magdalénienne (15 0000 à 10 000 av JC) nous a laissé les plus belles représentations. Parmi la multitude des sites, on peut en retenir trois particulièrement marquants :

Font de Gaume : contemporaine de Lascaux, cette grotte, découverte en 1901, a participé à la reconnaissance de l’art paléolithique. Même si les gravures sont difficiles à lire, les dessins au trait rouge et noir, et surtout les peintures, souvent brun-rouge, sont très spectaculaires, en particulier les panneaux représentant de grands bisons dans la galerie principale.

Les Combarelles : également découverte en 1901, quelques jours avant Font de Gaume, cette grotte scindée en deux galeries, abrite plus de 400 figurations pariétales, datées d’environ 13 000 av JC. Les chevaux dominent nettement : on en trouve environ 120, soit 3 fois plus que les bisons.

Rouffignac : longue de plus de 8 km, cette caverne est l’une des plus grandes grottes ornées du monde occidental. On y dénombre 158 mammouths associés à des rhinocéros laineux, des bisons, des chevaux, des bouquetins ainsi que 4 figurations humaines.









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