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Le paysage associé à tous les aménagements routiers

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La Dordogne a associé très tôt la dimension "Paysage" à l'aménagement routier. Cette sensibilité est liée notamment à la richesse du patrimoine en Dordogne, qui compte un nombre important de sites classés.
C'est simple, Il n’y a pas un projet où la notion de paysage n'est pas prise en compte. Les aspects "environnement", gestion future de la route sont traités dès le départ. Relief, terrassement…tout est pensé pour intégrer l’ouvrage dans le paysage et anticiper l’avenir...

Deviation de la Rochebeaucourt

Intervention en site vierge


Les aménagements paysagers contribuent à renforcer les « séquences » du paysage. Si le tracé traverse une séquence boisée, l’image de lisière forestière sera renforcée. Pour cela, reconstitution d’une trame forestière sur l’emprise immédiate de la route, afin d’intégrer le nouveau tracé, lutter contre l’érosion et minimiser l’entretien des talus - Reconstitution d’une nouvelle limite naturelle.

En cas de séquence « ouverte », enherbement des dépendances vertes qui évoluera par la suite de manière naturelle.

Aménagement de carrefours/giratoires

Aménagement de carrefours/giratoires


En zone rurale, l'enherbement de giratoire et la plantation de quelques arbres suffisent à créer des points de repère.
Les prairies fleuries sont aussi privilégiées, car elles ne nécessitent qu’une seule fauche annuelle.
En milieu urbain, il peut y avoir une démarche plasticienne, avec une recherche d’éléments symboliques, liés à la commune, au site ou son histoire. Les élus font en effet attention aux entrées de villes. Il faut créer une lecture efficace du tracé, tout en veillant à la sécurité.
Tous les accotements routiers sont engazonnés dès que possible, ce qui permet d’établir les bonnes herbes. Pour les plantations, les essences indigènes sont privilégiées. C’est la meilleure façon d’obtenir "une cicatrisation rapide du paysage". Les dépendances vertes sont traitées pour être « abandonnées à la nature » après végétalisation. Le travail du paysagiste est réussi quand on ne voit plus son intervention.  Les graminées à faible développement sont privilégiées, de manière à limiter l’entretien futur. Pour les talus, vivaces et ligneux sont plutôt utilisés.
Les plantations en bord de routes sont aussi des outils qui contribuent à la sécurité de l’automobiliste. Elles doivent le guider, l’aider à la lecture du tracé de la route, avec par exemple des haies en guidage optique dans des courbes, des alignements en perte de tracé ou en entrée de bourg pour créer un effet de parois et engendrer une autre conduite. L'utilisation d'essences remarquables comme points de repère peut également contribuer à rythmer les séquences et l’attention de l’usager.

Diversifier au maximum les essences d’arbres


Un plan de gestion des arbres d’alignement a été mis en œuvre il y a un peu plus de 10 ans. Ainsi, 2 000 arbres ont été coupés, et 6 000 replantés. La Dordogne compte aujourd’hui 12 000 arbres d’alignement.
Une révision du plan de gestion a débuté en décembre dernier et va s’étaler sur un an avec plusieurs groupes de travail, notamment pour établir une charte de l’arbre. Elle permettra de dresser le bilan des 10 années précédentes (des objectifs atteints, de l’accidentologie, du rajeunissement de la pyramide des âges, de la diversité, de l’état sanitaire du patrimoine existant, des tailles).
La diversification des essences d'arbres est privilégiée (surtout ne pas travailler en mono culture). Grâce à cela, le problème du chancre du platane ne se pose pas en Dordogne, même si la maladie se propage dans le Sud-Ouest. 
Un arbre symbolique de ce département, le lagerstroemia ou « Lilas des Indes » est particulièrement apprécié. Il est intéressant car il fleurit toute l’été mais aussi des essences indigènes, comme le charme ou le chêne vert.

Choisir la bonne essence s’avère primordial. Un arbre est toujours source de conflits, notamment les feuilles de platanes qui tombent sur les toitures et qui ont du mal à se décomposer…
Souvent confrontés à des demandes de coupes drastiques, les coupes douces sont malgré tout privilégiées par le Service Pôle Paysage et Espaces Verts. Les arbres à faible développement qui ne demandent pas beaucoup d’entretien ou d’autres dont l’encombrement est moindre, comme les formes fastigiées chênes et charmes sont privilégiés.









  • Abord de route
  • Rond point de la Beauronne

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