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Exposition d'hiver 2018 au Château de Biron

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LE TEMPS D’UNE RENCONTRE BIRON 2018

Le Conseil départemental a choisi Biron, ce site imposant qui conserve les traces d’un millénaire d’architecture, pour accueillir tout au long de l’année des expositions dédiées à l’art contemporain. Après Jacques Labat, dit Balta, l’hiver dernier, le château accueille quatre artistes de ce temps, sensibles au Périgord : Bernard Dupuy, Luc Defontaine, Gérard Fioretti et Jérôme Anthoine, le temps d’une rencontre. Entre eux, au fil des années, au regard de leurs oeuvres et de leur sensibilité s’est formé un riche parcours de vie qui donne le sens de cette exposition, même si la mise en scène ici aujourd’hui n’est que temporaire.
Notre engagement dans le domaine culturel est reconnu de longue date et reste une de nos priorités ; il fallait trouver au Périgord un lieu prestigieux constamment associé aux grands événements du pays pour promouvoir davantage encore la création contemporaine : le château de Biron, propriété départementale depuis 1978, restauré en grande partie par le Département a été choisi en ce sens.
Parce que le Périgord se situe à la naissance de l’art, il est, plus que tout autre lieu, le site de prédilection des artistes créateurs contemporains, cet art qui transgresse pensée et frontières.
Avec les expositions saisonnières au château de Biron, on ne pourra plus dire qu’en Dordogne, il manque un lieu dédié à l’art contemporain.

 

Sollicité par Gérard Fioretti, Luc Defontaine et Jérôme Anthoine, désireux de présenter leur production, le Conseil départemental a fait le choix de mettre à leur disposition les salles d’expositions aménagées dans le bâtiment des maréchaux et le pavillon Henri IV du château de Biron, jusqu’en mai prochain.
L’hommage qu’ils prévoyaient de consacrer à leur ami Bernard Dupuy, photographe périgourdin récemment disparu, a pu ainsi prendre la forme non pas d’une rétrospective exhaustive de son travail, mais d’une sélection de plus de cinquante photographies mettant en avant les thèmes qu’il affectionnait tout particulièrement. L’ampleur des lieux à investir a guidé le choix des oeuvres, leur nombre et leur distribution spatiale.
Propice aux grands formats, le rez-de-chaussée du bâtiment des maréchaux accueille les oeuvres de Jérôme Anthoine et de Luc Defontaine. Les créations notamment sérielles de Gérard Fioretti occupent la salle plus intimiste du pavillon Henri IV. À l’étage, la salle des maréchaux est dédiée aux photographies de Bernard Dupuy. Elles sont regroupées autour de quatre grands thèmes : les paysages portuaires, les paysages naturels et habités et les friches industrielles.
Le pavillon Henri IV présente des oeuvres en dialogue témoignant des liens d’amitiés et de collaboration que les plasticiens entretenaient avec le photographe et ce au-delà de leur engagement artistique, à coup sûr, singulier. Au total, plus d’une centaine d’oeuvres ponctuent le parcours de visite.

 

Le livret de cette exposition n’a pas pour ambition d’être le catalogue raisonné des oeuvres exposées. Son intention, plus modeste, est de proposer quelques repères facilitant la compréhension des registres d’expression caractérisant le tempérament artistique de Gérard Fioretti, Luc Defontaine et Jérôme Anthoine. La biographie de chacun d’eux, accompagnée d’un commentaire et d’une illustration de trois de leurs oeuvres, devrait répondre à cet objectif.


L’hommage rendu à Bernard Dupuy a nécessité une approche plus approfondie de son travail. Une dizaine d’illustrations commentées donnent les clés de lecture pour une exploration plus personnelle de son univers photographique.
En contrepoint, les liens d’amitié, de collaboration ou de création conjointe que Bernard Dupuy a tissés avec Gérard Fioretti, Luc Defontaine ou esquissés avec Jérôme Anthoine, organisent les rapprochements d’oeuvres faits dans la dernière salle de l’exposition.
Figure également dans cette salle un exemple de la complicité artistique qui se jouait entre le peintre périgourdin Philippe Demeillier et Bernard Dupuy. L’illustration commentée d’une oeuvre révélatrice du lien que Bernard Dupuy entretenait avec chacun de ses amis clôture Le temps d’une rencontre.

 

 


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