Conseil départemental de la Dordogne

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Germinal PEIRO est élu Président du Conseil départemental de la Dordogne

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Discours d’investiture

Germinal PEIRO, Président du Conseil départemental de la Dordogne

Germinal PEIRO, Président du Conseil départemental de la Dordogne

 

Mesdames et Messieurs,
Cher-e-s Collègues,


Je voudrais d’abord vous remercier chaleureusement de m’avoir assuré de votre confiance en m’élisant Président du Conseil départemental de la Dordogne.

 

C’est pour moi un honneur et je mesure toute la responsabilité qui est la mienne aujourd’hui.

 

Je vous adresse de chaleureuses et sincères félicitations, à toutes et à tous, pour votre élection : vous avez reçu la confiance des électeurs de votre canton, et rien ne peut remplacer la légitimité du suffrage universel.

 

Je salue amicalement les collègues qui ont été réélus pour un nouveau mandat, et j’accueille avec beaucoup de plaisir celles et ceux qui découvrent aujourd’hui cet hémicycle.

 

Aux élus de la majorité, je veux dire que je compte sur leur travail et leur détermination pour mettre en œuvre les engagements sur lesquels ils ont été élus, au service des Périgourdins.



Aux élus de l’opposition, je veux dire qu’ils auront toute leur place dans cette assemblée, dans le respect le plus total des règles et des valeurs républicaines, et que je compte sur eux pour constituer une opposition constructive.
Nous vivons ce matin un moment totalement inédit non seulement pour la Dordogne, mais aussi pour tout notre pays. Pour la première fois de notre histoire électorale et politique, une assemblée d’élus, le Conseil départemental, se trouve intégralement paritaire.

 

En tant que parlementaire, en tant qu’homme de gauche, je suis particulièrement heureux d’avoir voté cette loi qui fait désormais de notre assemblée la collectivité la plus moderne d’entre toutes.

 

C’est pourquoi je veux vous dire, à vous, tout particulièrement, Mesdames, la fierté qui est la mienne de vous voir aujourd’hui aussi nombreuses dans cette salle. Je suis absolument persuadé que vos compétences, votre énergie, votre engagement apporteront beaucoup à la qualité de notre action collective.
A l’instant où vous m’avez élu, tout à l’heure, j’ai eu une pensée pour ceux qui m’ont précédé dans cette lourde responsabilité. Je veux leur rendre hommage pour leur action et leur dévouement. Je pense en particulier à mes quatre prédécesseurs, Michel MANET, Bernard BIOULAC, Gérard FAYOLLE et Bernard CAZEAU, qui ont servi notre département avec ferveur.
• Michel MANET, qui eut, le premier, la bonne intuition à l’égard du potentiel touristique que constitue la préhistoire pour le Périgord, en rachetant au Comte de la Rochefoucault la cavité artificielle qui accueillerait quatre ans plus tard le fac-similé Lascaux 2.
• Bernard BIOULAC, ensuite, qui mit en œuvre avec énergie et vision la décentralisation voulue par François Mitterrand, Pierre MAUROY et Gaston DEFFERRE.
• Gérard FAYOLLE, dont les deux années de présidence furent caractérisées par son attachement à l’histoire du Périgord et, de façon plus générale, à ce qu’il appelait la civilisation périgourdine.
• Bernard CAZEAU, enfin, qui en 21 ans de présidence, a profondément transformé la Dordogne, que ce soit en matière de désenclavement, de mise en valeur de notre patrimoine historique et préhistorique, d’embellissement des communes, d’environnement ou encore de culture.
Je veux le saluer avec respect et reconnaissance, lui qui a tenu à être là aujourd’hui. Je l’en remercie très amicalement.


 

Mesdames et Messieurs,
Mes chers collègues,

A travers vous, c’est aussi à l’ensemble des habitants et des électeurs de notre département que je souhaite m’adresser, en les remerciant pour leur sens civique, pour leur goût du débat politique, et bien entendu pour le choix très clair qui a été le leur dimanche dernier en élisant une majorité large dans cette assemblée.

Qu’ils sachent que j’exercerai une présidence placée sous le signe du progrès et de l’humanisme. Une présidence sous le signe du respect, du dialogue et de la transparence.

Conformément aux souhaits exprimés par la majorité des Périgourdins, et parce que le combat pour le progrès social a toujours été le fondement de mon engagement politique, je serai un président socialiste.

Vous le savez, si aujourd’hui, une partie de nos concitoyens se détournent des urnes ou se réfugient dans le vote pour l’extrême-droite, c’est avant tout du fait de la crise sociale que traverse notre pays. Ce mouvement s’est déjà produit dans de nombreux pays et l’histoire se répète.

Aussi, mes chers collègues, je vous proposerai de tout mettre en œuvre pour que le progrès social se conjugue avec le développement économique. L’un ne va pas sans l’autre. Sans richesse créée, il ne peut y avoir de redistribution sociale.

C’est pourquoi nous remplirons totalement nos missions d’aide aux plus démunis, aux personnes handicapées, aux personnes âgées, aux demandeurs d’emploi. Ces aides leur sont indispensables pour assurer leur vie, quelquefois même leur survie, et je ne les assimile pas à de l’assistanat.

Dans le même temps, nous mobiliserons toutes nos énergies pour favoriser le développement de nos entreprises, de l’artisanat, du commerce et de l’industrie, pour soutenir activement tous ceux qui créent des activités et des richesses, que ce soit dans le domaine de l’agriculture, du tourisme, des nouvelles technologies, des énergies renouvelables, de l’économie sociale et solidaire, de la culture et du sport.

Que nos concitoyens sachent que le Conseil départemental se met dès aujourd’hui au travail pour poursuivre la modernisation de la Dordogne, pour développer son attractivité, améliorer la formation des jeunes et la qualité de vie.

 

 

Mesdames et Messieurs,
Mes chers collègues,
Je suis convaincu que nous pouvons réussir !
D’abord parce que nous avons une chance extraordinaire de vivre en Dordogne.
La Dordogne, enviée pour la beauté et la diversité de ces paysages et de son patrimoine, du Périgord Vert aux collines de Monbazillac, de la forêt de la Double à la forêt Barade, des gorges de l’Auvézère à la vallée du Céou...
La Dordogne, terre de culture dont la renommée depuis toujours dépasse les frontières de notre pays, grâce à Lascaux et à sa richesse unique en matière d’art pariétal, grâce à l’héritage des troubadours, grâce au rayonnement universel des pensées de Montaigne et de La Boëtie, grâce à l’apport des peintres comme Lucien de Maleville ou de l’écrivain Eugène Le Roy, mais aussi grâce à l’expérience unique de village du Monde que Joséphine Baker a créé aux Milandes, et à bien d’autres.
La Dordogne, connue pour être une terre où la gastronomie, les savoir-faire et l’art de vivre occupent une place centrale.
La Dordogne, qui a toujours été une terre d’accueil, comme elle le démontra durant la Seconde Guerre Mondiale en recevant des dizaines de milliers de réfugiés Alsaciens.
La Dordogne aussi, terre de Résistance.
Et puis, n’oublions pas que la Dordogne est aussi ouvrière et paysanne, riche de ses industries de pointe et de la qualité de ses productions agricoles.
Mais si je suis convaincu que nous pouvons réussir, c’est aussi parce que les Périgourdins sont profondément attachés à leur département.
Nous allons faire appel à eux, aux forces vives, au monde économique, aux associations et à la jeunesse, dès l’automne prochain, à l’occasion des Assises du Département.
Et c’est dans ce cadre que nous élaborerons notre projet de territoire pour les six années à venir.
En remettant ainsi les citoyens au centre de nos engagements, sur l’emploi, sur la solidarité, sur la protection de l’environnement, ce sont les couleurs de la République que nous souhaitons raviver.

 


Mes cher-e-s collègues,
Quels que soient les bancs sur lesquels nous siégeons, nous avons tous un point commun, nous sommes tous profondément républicains. Nous savons que la République ne peut avoir le visage de la haine, de l’intégrisme, du rejet de l’autre, de la xénophobie ou du racisme.
Pour nous tous, la République, c’est la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Laïcité.
Alors, mes cher-e-s collègues, pour les six années à venir, vous qui avez reçu le mandat de nos concitoyens, je vous engage avec moi à servir, à servir notre terre de Dordogne, et à servir notre République.
Je sais pouvoir compter sur vous.
Je vous remercie.

 


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